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Les partis politiques et l'homoparentalité en 2002.

Voici les réponses de 7 partis politiques les plus importants en France sur la question de l'homoparentalité et de l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.
Ces déclarations ont été recueillies lors de la campagne des présidentielles de 2002 (présidentielles durant lesquelles Jacques Chirac (UMP) était opposé à Jean-Marie Le Pen (FN) au second tour...).


Robert Hue (PC) : "Il faut avoir le courage d'ouvrir ce débat dans le pays. D'autres l'ont eu. Je parle bien d'un nécessaire débat qui implique effectivement les citoyens et qui mette toutes les cartes sur la table."
Voir également les autres réactions du PC sur les questions LGBT

Lionel Jospin (PS)
: "Dans l'hypothèse d'une adoption par un couple homosexuel, la filiation légale de l'enfant s'établirait par rapport à deux personnes du même sexe. Je pense que cela est de nature à troubler l'accès de l'enfant à sa propre identité sexuelle. C'est pourquoi, il ne me semble pas possible de reconnaître la parenté légale d'un enfant à un couple homosexuel. En revanche, (...) puisque la loi autorise l'adoption par un ou une célibataire, l'orientation sexuelle de l'adoptant ne doit pas être un critère discriminant."
Depuis, le Parti Socialiste (PS) a évolué sur le sujet (d'où le carré orange et non rouge, cliquez ici pour en savoir plus)
Voir également les autres réactions du PS sur les questions LGBT

Noël Mamère (Les Verts)
: "Les Verts soutiennent les revendications des gays et des lesbiennes en matière de droits du couple, de parentalité, de lutte contre les discriminations... Je m'engage à tout mettre en oeuvre pour qu'il soit exclu d'alléguer de l'orientation sexuelle pour refuser un agrément en matière d'accueil ou d'adoption, pour que l'accès à la procréation médicalement assistée soit autorisé aux couples pacsés de lesbiennes, pour qu'un couple pacsé de gays ou de lesbiennes, présentant de bonnes conditions d'accueil pour un enfant, soit autorisé à adopter."
Voir également les autres réactions de "Les Verts" sur les questions LGBT

François Bayrou (UDF) : "Je parle de ce sujet avec prudence, mais je ne suis pas, en l'état, favorable à la reconnaissance législative de l'adoption par les couples homosexuels".
Voir également les autres réactions de l'UDF sur les questions LGBT

Jacques Chirac (RPR, actuel UMP) : "Ce qui est primordial, c'est l'intérêt de l'enfant. Il s'épanouit d'autant mieux avec une mère et un père. C'est pour cela qu'en matière d'adoption je crois qu'il faut privilégier ce cadre pour l'enfant. La vie fait que certains enfants n'ont pas la chance d'avoir leur mère ou leur père. Je ne pense pas qu'il faille créer de toutes pièces de telles situations."
Voir également les autres réactions de l'UMP sur les questions LGBT

Alain Madelin (DL, actuel UMP) : "J'ai une attitude plutôt ouverte sur cette question, mais je considère que sa résolution passe par la primauté donnée à l'intérêt et au respect de l'enfant. (...) Je reste favorable à l'appréciation ouverte par les autorités en charge du placement des enfants. La question de l'homoparentalité doit être abordée avec prudence et sérénité. C'est donc d'abord et surtout une affaire de méthode".
Voir également les autres réactions de l'UMP sur les questions LGBT

Jean-Marie Le Pen (FN)
: "La loi dispose, normalement, dans l'intérêt général. Elle n'a pas à légiférer au profit de lobbies organisés (moins de 30 000 personnes, dont un quart à Paris), prétendant imposer leurs comportements déviants en modèle social normatif. Je suis donc totalement défavorable à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels."
Voir également les autres réactions du FN sur les questions LGBT

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