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Corps
en exil qui se trahit
La nuit est un atout
Noeud de désirs qui se délie
Au rythme de mon pouls
Mes doigts jouent les interdits
Au son de l'âme qui se bafoue
Mon envie n'est travestie
Que pour la rougeur de ses joues
Glisser
sur son habit de chair
Recouvert de sa seule crinière
Entrer au fond de sa tanière
Et y puiser tous ses mystères
Je me
damne, je me damne
Je me damne, je me damne
Par les
deux anses j'ai pris l'amphore
Que mes lèvres cherchaient
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J'ai
tari le feu de son corps
Son souffle s'est apaisé
Je l'ai goûtée pore à pore
Sa peau avait un goût salée
Si je m'endors sans un remords
C'est que je la rêve en secret
Rester
des heures à sa lisière
Soupirs soufflant sur ses paupières
Entre elle et moi rien de pervers
Juste envie de chimère de chair
Je me
damne, je me damne
Je me damne, je me damne
Se donner
à en perdre haleine
Oser lui faire l'amour sans la gêne
Oublier les tabous qui enchaînent
Elle est le sang coulant dans mes veines.
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