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Une
thèse confirme le développement psychologique normal
des enfants élevés par des homosexuels
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Acheter le livre de Stéphane Nadaud : <
> "L'Homoparentalité : une nouvelle chance pour la famille
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"L'homoparentalité
ne semble pas constituer, en soi, un facteur de risque pour les enfants"
C'est la conclusion d'une thèse soutenue le 10 octobre 1999 à l'université
de Bordeaux II par un pédopsychiatre qui a consacré deux années à étudier
la question.
Le docteur Stéphane Nadaud était étonné que "n'importe qui dise n'importe
quoi, mélangeant orientation sexuelle du parent, différence des sexes et capacité
d'être de bons parents" et a donc décidé d'élaborer, "sans hypothèse a priori",
la première thèse de medecine en France sur le sujet de l'homoparentalité.
Selon cette
thèse, intitulée "Approche psychologique et comportementale des enfants
vivant en milieu homoparental", le développement
psychologique des enfants élevés par des homosexuels est tout à fait normal
et "ces enfants vont bien" selon les propres mots de l'auteur.
Il s'est intéressé à 58 enfants (35 filles et 23 garçons) âgés de quatre à
seize ans. La majorité d'entre eux (59%) sont nés dans un couple hétérosexuel.
Plus des trois quarts ont été conçus lors d'un rapport sexuel et 22% par insémination
artificielle. 12% des enfants étudiés ont été adoptés. Dans quatre cas sur
cinq, les enfants sont élevés par un couple de femmes.
L'étude a été menée à partir de trois questionnaires anonymes remplis par
les parents. Le pédopsychiatre et son maître de thèse se sont refusés à interroger
les enfants. Ils expliquent que ces enfants n'avaient pas à rencontrer de
professionnels de la santé mentale, puisqu'ils ne présentent aucun trouble.
Les parents n'ont-ils pas eu la tentation d'améliorer la réalité en répondant
aux questionnaires ? Le pédopsychiatre rejette cet argument que ne manqueront
pas d'objecter les adversaires de l'homoparentalité. Au contraire, ils ont
majoré les difficultés rencontrées par leurs enfants. "C'est la théorie de
l'homophobie internalisée : ces parents sont plus anxieux pour leurs enfants
que la moyenne" a-t-il expliqué au Monde.
L'étude conclut que "les profils psychologiques
et comportementaux de cette population sont comparables à ceux de la population
générale". Si les enfants élevés par des couples de même sexe
sont un peu moins sociables et un peu plus timides, ils sont en revanche plus
actifs et ont une meilleure capacité d'adaptation.
Comment expliquer cette sociabilité moindre et cette timidité plus grande
? L'analyse par l'auteur des raisons imaginables risque de ne pas plaire à
ceux qui s'opposent à l'homoparentalité. "Les interactions
sociales peuvent être un peu plus difficiles pour eux, ce qui peut aisément
être expliqué par la stigmatisation sociale du contexte familial"
écrit Stéphane Nadaud.
Ainsi, les quelques difficultés rencontrées par les enfants élevés par des
couples homosexuels seraient dû plutôt au rejet et aux a priori qu'à la composition
du couple qui les élève...
Un argument souvent avancé pour trouver "dangereuse" pour les enfants l'homoparentalité,
est que les enfants ne disposeraient pas des références à la fois féminine
et masculine. L'étude démonte cet argument, puisqu'elle ne note aucune différence
significative entre les enfants d'abord élevés par un couple hétérosexuel
ou élevé par un gay et une lesbienne, et ceux n'ayant connu que le contexte
d'un couple de même sexe.
Une observation qui tend à confirmer l'idée qu'un
enfant peut trouver ces références à la fois féminine et masculine dans un
environnement plus large que l'environnement restreint du couple de même sexe
qui l'élève.
Les enfants
qui présentent les moins bons résultats sont ceux issus d'un couple hétérosexuel,
puis élevés ensuite par un couple de même sexe. "Plutôt
que l'homoparentalité en elle-même, il semble que ce soient ses répercussions
sociales, et une éventuelle rupture familiale, qui posent problème"
analyse le docteur Nadaud.
Cette première étude française confirme d'autres menées depuis des années
aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Belgique. L'ensemble
de ces études montraient qu'il n'existait pas de différence significative
entre les enfants élevés par des couples de même sexe et ceux élevés par des
couples hétérosexuels.
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