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HISTOIRE DE LA RECONNAISSANCE DES LGBT EN FRANCE 25
Septembre - 6 Octobre 1791 : le nouveau Code pénal, laïcisé, abandonne
le crime de sodomie. (c'est a dire, les rapports homosexuels en privé
entre adultes consentants) 6
Août 1942 : Le régime de Vichy réprime fort heureusement
le viol d'enfant, mais réprime également toutes relations sexuelles
librement consenties entre une personne de 21 ans ou plus, et une personne
de moins de 21 ans... ou encore entre deux personnes de moins de 21 ans. 1940-1944 : Des miliers d'homosexuels sont livrés à la Gestapo à cause de fichiers illégaux de la police française. Ils seront expulsés, torturés, violés, déportés et/ou exterminés. 8
Février 1945 : L'ordonnance n°45-190, intégré à l'art.331 du Code pénal
relatif aux attentats aux mœurs, réprime tout acte "impudique
ou contre nature" (alinéa 3 de l'art.331) entre personnes de même
sexe et de moins de 21 ans. 1949 : Le préfet de police de Paris interdit aux hommes de danser entre eux. 18 juillet 1960 : La Chambre des députés autorise le Gouvernement à prendre, par ordonnances, toutes les mesures visant à "lutter contre l'homosexualité". 25 Novembre 1960 : Une ordonnance ajoute la circonstance aggravante d'homosexualité en matière d'outrage à la pudeur (suite à proposition d'amendement Mirguet) : article 330, alinéa 2. 1974 : baisse de la majorité civique et sexuelle de 21 ans à 18 ans
Février 1978 : Henri Caillavet, sénateur du Lot-et-Garonne, dépose
une proposition de loi visant à supprimer l'alinéa 2 de l'article 330
(instauré
par la loi du 25 novembre 1960 qui double la peine minimum pour outrage public
à la pudeur dans le cas de rapports homosexuels (cette
loi a été supprimé par la loi du 23 décembre 1980,
soit 20 ans après) et
l'alinéa 3 de l'article 331 du code pénal. 11
avril 1980 : Jean Foyer présente un nouvel amendement demandant l'application
de peines plus graves à l'encontre de quiconque aura commis des actes impudiques
ou contre nature "avec un mineur du même sexe". L'amendement est
adopté par 278 voix contre 202. 12 juin 1981 : L'homosexualité ne figure plus dans la liste des maladies mentales. On notera tout de même que l'OMS (Organisme Mondial de la Santé) ne supprimera l'homosexualité de la liste des maladies mentales qu'en 1993. 4
août 1982 : Les restriction introduite en 1942 et confirmées
en 1945 sont abrogées grâce à la loi n°82-683 du 4 août
1982 (apres l'alinéa 3 (supprimé en 1978), c'est donc l'alinéa
2 de l'article 331 du Code Pénal qui est supprimé en 1982). 25 juillet 1985 : La loi n°85-772 prohibe et sanctionne pénalement les auteurs de discriminations faites sous prétexte des moeurs de la victime (Le terme homosexualité n'est pas utilisé et est remplacer par celui de "moeurs". L'homophobie n'est plus la bien venue, mais n'est pas concretement combattue) 1991 : L'assemblée fait barrage a une tentative du sénat de recriminaliser l'homosexualité comme sous le régime de Vichy. 1992 : Proposition de loi instaurant le Contrat d'Union Civile (CUC). Le CUC se propose de reconnaitre l'union de deux personnes quelque soient leur sexe et la nature de la relation qui les unit. 1993 : Un article issu de la proposition de loi relative au CUC est adopté : Désormais, toute personne vivant depuis plus d'un an avec un assuré social, à sa charge effective, totale et permanente, a la qualité d'ayant droit aux prestations des assurances maladies et maternité. 1997 : Des propositions de loi de Contrat d'Union Sociale (évolution du CUC) sont déposées à l'Assemblée Nationale. 1998
: Un projet de loi sur le pacte civil de solidarité (PACS) est
voté par l'assemblée nationale. (La gauche vote pour, et la
droite vote très majoritairement contre). Ce projet concerne les couples,
quelque soit le sexe du partenaire, et les fratries. 6 juin 1998 : "Il ne faut pas prendre le risque de dénaturer le droit du mariage, ni de le banaliser, en mettant sur le même plan d'autres réalités humaines de notre temps, qui conduisent bien loin des valeurs fondamentales de la famille." Jacques Chirac étale son homophobie sans aucune gene lors de la remise des médailles de la famille française à 29 mères de famille nombreuse. 1999 : Le projet de PACS est remanié (exclusion des fratries, et extension de la notion de concubinage aux couples de même sexe). Le 16 novembre 1999, la loi relative au Pacte Civil de Solidarité (PaCS) est promulgée. 7
Janvier 2000 : Procès "Centre Gai et Lesbien de Paris" contre
"Présent" (journal d'extrême-droite) suite à un article et dessin
du Journal "Présent". 1er févier 2000 : Le Parti Socialiste Français dépose, au bureau de l'Assemblée Nationale, une proposition de loi visant à combattre l'incitation à la haine homophobe. Le projet est rejetté. 9
Février 2000 : Un amendement présenté par M. Jean-Pierre MICHEL
est porté a la loi sur la Présomption d'innocence (N° 1743). Février
2000 : La Cour d'Appel de Lyon rejete la plainte (déposée en août 98)
pour provocation et incitation à la haine, à la violence, et
à la discrimination avec constitution de partie civile d'HES et de
personnes physiques. Cette plainte visait une organisation d'extreme droite
dans une affaire d'affichages violemment homophobes. 2001 : Les députés verts déposent un projet de loi visant à ouvrir l'adoption aux couples non mariés, quelle que soit leur orientation sexuelle. Cette proposition n'a pas aboutie. 3 avril 2002 : Le ministère de l'intérieur (Parti Socialiste) demande à tous les préfets d'assouplir le délai de 3 ans prévue dans la circulaire du 10 décembre 1999 : une année de vie commune avec un(e) Français(e) sur le territoire national suffit dorénavant, quelle que soit la date à laquelle le Pacs a été conclu, pour obtenir un titre de séjour et la preuve du maintien de la vie commune ne sera plus exigée qu'à l'occasion du premier renouvellement du titre de séjour. Juillet 2002 : Les trois députés verts français déposent a nouveau un projet de loi visant a ouvrir l'adoption aux couples non mariés, quelle que soit leur orientation sexuelle. Cette proposition n'a pas aboutie. mardi
9 décembre 2002: Les députés débattront d'une proposition de loi visant
à aggraver les peines pour les auteurs d'actes racistes, antisémites et xénophobes. "La question de l'inclusion des infractions à caractère homophobe dans la proposition de loi s'est posée, du fait de leur recrudescence en Province comme à Paris. Toutefois, elle aurait été de nature à affaiblir le dispositif ; de surcroît, le Gouvernement devrait proposer des dispositions concernant les agressions à caractère homophobe" indique le rapport de la commission des lois. Le rapporteur de la commission assure que la question des actes homophobes serait abordée "dès la rentrée", dans le cadre du projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la sécurité intérieure, et celui de Dominique Perben sur la justice. Pierre Lellouche, député UMP, avait estimé que "le droit pénal français est nu face aux agressions racistes contre les biens et les personnes" et affirmé vouloir, grâce à cette proposition de loi, "combler un vide juridique". Il n'existe pas à proprement parler en France de vide juridique pour punir les actes racistes, antisémites, xénophobes, et même homophobes. Cependent, si la majorité veut aggraver les peines pour ces actes, pourquoi en exclure les actes homophobes, alors que le président de la République lui-même, en octobre, s'est prononcé pour une lutte contre toutes les formes de discrimination, y compris l'homophobie ?" 21
janvier 2003 : Dans le cadre de la loi sur la securité
interieure, un débat parlementaire a lieu. La majorité de droite
(Nicolas Sarkozy - UMP) a affirmé qu'elle désirait lutter contre
l'homophobie. 26
mars 2003 : "LesVerts"
(opposition), par l'intermédiaire de Martine BILLARD, Yves COCHET et
Noël MAMÈRE, présentent un projet de loi pour lutter contre
l'homophobie, la lesbophobie, et la transphobie. Jeudi 4 Septembre 2003 : Dans son rapport annuel sur les droits fondamentaux dans l'Union européenne, le Parlement européen se prononce pour la fin des lois communautariste sur le mariage et l'adoption.
Le
Parlement Européen demande ainsi aux pays membre de l'UE de rendre
le mariage et l'adoption accessible à tous (et non aux
seuls couples issus de la communauté hétérosexuelle comme
c'est encore le cas dans certains pays). Mai
2004 : Suite a l'annonce du maire de Bègles (Noël Mamère
- LesVerts) de célébré un mariage entre deux hommes,
messieurs Jean-Pierre Raffarin (premier ministre), Dominique Perben (Garde
de sceaux) et Dominique de Villepin (ministre de l'intérieur) ont outrepassé
leurs droits en déclarant ce futur mariage "illégal"
et en menaçant le maire de Bègles, rompant l'indépendance
de la justice française (et par la même, rompant le principe
de séparation des pouvoirs, fondement de la république Française). 5
juin 2004 : Le premier mariage entre deux personnes du même
sexe a été célébré par le Maire de Bègles,
Noël Mamère (LesVerts). 1er Janvier 2005 : Désormais, les propos et actes homophobes et/ou sexistes sont sanctionnés au même titre que les propos et actes racsistes. La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) est née. Elle sera chargée de lutter contre les discriminations en France. Dernière mise à jour de cette page : Janvier 2005 |
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