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Vie
LGBT : Homoparentalité
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(Article rédigé en Avril 2003)
On
en entend de toutes les couleurs sur les préférences sentimentales
: Les gays et les lesbiennes constitueraient des couples "moins stables",
ils n'auraient aucun désir de paternité ou de maternité,
seraient un mauvais modèle d'homme et de femme pour un enfant parce
que les gays seraient parait-il efféminés et les lesbiennes,
masculines, et aussi le terrible amalgame entre pédophilie et homosexualité
&
Bref, autant de préjugés qui mettent à mal notre société
et sa capacité à analyser objectivement des situations banales
(l'homosexualité) qui existent depuis la nuit des temps et en tous
points du globe (et oui, l'amour entre personnes de même sexe est bien
une constante anthropologique).
En
ce moment, alors qu'une loi a été adopté en 2003 en
France sur l'aggravation des peines en cas d'homophobie et que les couples
de même sexe sont reconnus (du bout des lèvres : Pacs), les
familles homoparentales vivent au quotidien une situation difficile
: Certes les mentalités changent, mais les textes de lois nient encore
l'existence de ces familles. Ainsi, un enfant issu d'une famille homoparentale
ne voit que l'un de ces deux parents reconnus par la loi en tant que "parent
légal" ! Au mieux l'autre parent est simplement considéré
comme le partenaire du seul parent reconnu.
La réalité du quotidien est étouffé par ces textes
de loi, qui instaure une non reconnaissance du statut de parent vis-à-vis
de l'administration en général, mais il y a également
des situations catastrophique, comme par exemple le cas tragique ou le seul
parent reconnu par la loi décède & Dans ce cas, la situation
est catastrophique pour l'enfant, d'abord parce qu'il perd un parent, et
ensuite parce qu'il se retrouve légalement orphelin "complet"
! Viennent alors la peur d'un placement a la DDASS, la peur de ne plus revoir
son parent, de ne pas être avec lui pour surmonter l'épreuve
douloureuse de la mort &. Bref, une situation abominable.
Heureusement, dans quelques cas, des jugements ont fait jurisprudence, et
la garde de l'enfant a pu être donné au seul parent survivant
(qui a enfin pu adopter l'enfant, ce qu'on lui refusait avant la mort de
son partenaire &), mais ne serais ce pas plus simple que la loi cesse
de pratiquer ouvertement une discrimination dans ce domaine ? Ne
serais ce pas plus simple de rectifier les lois communautaristes (réservées
a une seule communauté) de la république relatives au mariage
et a l'adoption ?
Mais
gardons espoir, du nord au sud de l'Union (Européenne) les mentalités
changent, les préjugés régressent, et les lois suivent,
c'est la cas par exemple en Suède, Finlande, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni
& bientôt la Belgique (après le mariage, l'adoption ?) mais
aussi ailleurs dans le monde : Norvège, Canada, Australie & etc.
En France, le fait d'être un(e) célibataire "ouvertement
homo" est encore, dans les faits, un motif de refus d'adoption, et ce
contrairement à la législation puisque selon les textes de loi
l'adoption est ouverte aux couples mariés et aux célibataires.
Une telle situation évoluera nécessairement dans le bon sens
dans les années à venir.
Il
y a bien sur ces gens (dont j'ai fait parti jadis, bien qu'homo moi même)
qui ont a priori une réticence a l'ouverture de l'adoption par les
couples de même sexe.
>Pourquoi cette réticence (Sans parler des "raisons"
homophobes qui reprennent les préjugés précités
en début d'article) ? Peut être parce qu'on pense qu'un enfant
élevé par une famille homo risque de subir des railleries de
la part de ces camarades de classe "a cause de l'homosexualité
de ces parents" & Mais en réfléchissant un peu, il
est facile de réaliser que ces railleries ne viendraient pas de l'orientation
sentimentale des parents, mais bien de l'éducation traditionnellement
hétérocentré qu'on donne a nos enfants : par exemple
"elle trouva son prince charmant" "Alors tu as une petite copine
?" mais jamais, vraiment jamais l'idée qu'il est possible de
tombé amoureux indifféremment du genre de la personne aimé
& (Peut être que la population croit encore qu'on "devient"
homo, et que parler de l'amour dans sa globalité à un enfant,
c'est risquer de le "rendre" homo ?. Et oui, les préjugés
sont tenace &)
D'autre part, est ce que des railleries entre enfants justifies une discrimination
à l'adoption en fonction de l'orientation sentimentale ? (Perso,
je répond non, "évidement") Et si oui, doit on alors
interdire aux personnes dans une même situation d'adopter (handicapés,
personnes d'origine étrangère, personnes de petite taille &
etc.) ? La encore, je répond évidement non.
Pour raisonner sur le sujet, il faut avant tout penser a l'intérêt
de l'enfant. Et il me semble évident que la meilleur solution c'est
de donner la possibilité a ces enfants sans famille d'en trouver une,
tout en gardant les étapes nécessaire a une adoption convenable,
pour vérifier si le couple ou le (la) célibataire est capable
d'élever un enfant, et ce indifféremment de l'orientation
sentimentales des personnes (Hétéro, Homo, Bi).
Les études sur le sujet (validées pour leur rigueur scientifique,
et avec un recul de plus de 25 ans pour beaucoup d'entre elles) vont dans
ce sens puisqu'elle montrent que les parents homo ne sont ni pire ni meilleur
que les parents hétéro, et que le fait d'être élevé
dans une famille homoparentale n'est pas une entrave au développement
de l'enfant. Le référant masculin et/ou féminin ne se
trouve pas uniquement dans le couple parental, mais souvent parmis les amis,
la famille & etc. de plus, en chaque individus se trouve ce que la majorité
des gens appellent "un comportement masculin" et "un comportement
feminin" .... ce qui remet en doute l'utilité et l'interet d'un
cloisonnement des rôles social selon le sexes, qui n'a de plus jamais
été démontré.
Alors
surtout, essayez de réfléchir sur le sujet, et ne vous arrêtez
pas aux idées préconçues.
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